LE SYNDROME DE TAKO TSUBO
La Maladie du Cœur Brisé
L’accumulation de stress conduit à une fragilité émotionnelle, qui peut aboutir à une paralysie du muscle cardiaque. C’est le Tako-tsubo, syndrome du cœur brisé ou cardiomyopathie de stress.
Les femmes (anxieuses, ménopausées, en situation de précarité, avec une lourde charge psychologique) en sont les premières victimes (9 femmes pour 1 homme),
Bonne nouvelle ! Le syndrome de Tako-tsubo est le plus souvent totalement réversible, en quelques jours à quelques semaines, avec le traitement médical de l’insuffisance cardiaque, une rééducation cardio-vasculaire et un suivi cardiologique régulier. Le syndrome Tako-stubo récidive rarement, dans 1 cas sur 10 environ. Agir, c'est aussi prévenir
Le « faux infarctus » du myocarde touche environ huit femmes pour deux hommes. Statistiquement plutôt des femmes ménopausées, stressées… On l’appelle aussi « syndrome du cœur brisé » ou « du cœur joyeux », ou encore le syndrome de Takostubo (du nom japonais du piège à poulpe).
Un choc émotionnel, comme une rupture ou une demande en mariage, ou encore un choc physique (stress opératoire, accident de la route…) entraîne la libération d’hormones de stress, les catécholamines, qui paralysent le cœur.
Le syndrome de Tako-tsubo est une Maladie du muscle cardiaque.
- déclencher par une siutation de stress aigu (accélération du rythme cardiaque et de la pression artérielle)
- libération massive de ces hormones de stress, une partie du cœur peut ne plus se contracter, paralysé, sidéré
- Le cœur se « ballonne » et prend une forme d'amphore (Tako-tsubo veut dire piège à poulpe en japonais).
- peut causer la mort suite, mais aussi la formation de caillots sanguins dans le cœur avec un risque d’embolies artérielles
- totalement réversible quand la prise en charge cardiologique est précoce.
- Déclencheurs du Tako Tsubo : les chocs émotionnels (perte d’un être cher, rupture amoureuse, annonce d’une maladie,…) mais aussi physiques (intervention chirurgicale, infection, accident, agression …) souvent associés à une fatigue intense (épuisement moral et physique)
- SYMPTOMES à repérer pour une prise en charge en urgence : essoufflement, douleur brutale dans la poitrine en étau mimant celle de l’infarctus irradiant dans le bras et la mâchoire, palpitations, perte de connaissance, malaise vagal. Ne pas sous estimer les symptômes liées à un stress émotionnel aigu. Peut nécessite une hospitalisation en urgence, pour éviter des complications graves. Prise en charge en unités de soins intensifs cardiologiques. L'appel du 15 est primordial comme dans l'infarctus du myocarde, chaque minute compte !
- Recommandations pour limiter le stress aigu et le stress chronique : le maintien d’une qualité de vie passant par une alimentation équilibrée, pas de tabac, une consommation d’alcool très modérée. L’activité physique, la marche, le sport, le sommeil d’une durée suffisante sont des solutions puissantes, pouvant agir comme des « médicaments » antistress. On peut aussi recourir aux techniques de relaxation par la respiration, basée sur le principe de la cohérence cardiaque (applications mobiles telles que Respirelax), par la pratique de la méditation en pleine conscience et du yoga…
- Les maladies cardio-vasculaires tuent chaque jour 200 femmes en France. Infarctus, crise cardiaque, arrêt cardiaque… Ce dont on parle en réalité, c’est de l’infarctus du myocarde, du nom du muscle cardiaque. On l’appelle aussi syndrome coronarien aigu, les coronaires étant les grosses artères qui irriguent le cœur. De façon très simplifiée, une artère coronaire se bouche, le muscle cardiaque ne reçoit plus d’oxygène et peut se nécroser. On parle d’arrêt cardiaque quand le cœur s’arrête. L’infarctus du myocarde reste la première cause d’arrêt cardiaque, mais il y a d’autres causes possibles à l’arrêt du cœur, comme une rupture d’anévrisme, une embolie pulmonaire massive, une dissection aortique, un AVC, 'infarctus « classique », avec sus-décalage du segment ST. infarctus sans sus-décalage du segment ST. Le « syndrome du cœur brisé ». L'angine de poitrine.
- Facteurs de risques cardio-vasculaire : tabac, cholestérol… La sédentarité, stress psycho-social, violences, hérédité familiale, âge, ... - Aller plus loin : un outil pour identifier ses facteurs de risque
- symptôme infarctus du myocarde : Dans un cas sur deux, c’est la douleur typique à la poitrine en étau, irradiant dans le bras gauche et la mâchoire, qui traduit l’obstruction brutale aigüe de l’artère du cœur. oppression, comme si on avait du mal à remplir complètement son thorax d’air. Ou se situer au niveau du creux de l’estomac. irradiations dorsales, entre les côtes, une douleur isolée ou une sensation de brulure dans la mâchoire ou dans le bras. La sensation peut aller crescendo dans l’intensité, puis decrescendo (cas typique du spasme des artères). des sueurs ou des signes digestifs comme des nausées ou vomissements (quand la coronaire droite ou l’artère circonflexe du cœur sont touchées car elles sont proches de l’estomac et de l’œsophage). douleur dans la poitrine, cette gêne thoracique ou encore ces signes digestifs atypiques sont souvent associés à de l’essoufflement et/ou une fatigabilité. Les femmes décrivent une sensation d’épuisement. l’angoisse. inquiètes juste avant l’accident.
- Que faire en cas d’alerte ? On a deux heures pour déboucher une artère. Donc chaque seconde compte. On appelle le 15 ou le 112, sans hésiter. Dans le doute, on appelle quand même.
- En résumé, pour réduire la probabilité d’un accident grave, il faut : identifier ses facteurs de risque et agir sur ceux qui sont modifiables, se faire dépister en amont, et se soigner si nécessaire, savoir écouter ses symptômes d’alerte, connaître les gestes qui sauvent pour aider les autres.
- Ce qu'il faut retenir : En cas de doute, appelez le 15. Chaque seconde compte. Les symptômes peuvent être atypiques. N'hésitez pas à en parler avec votre médecin. En agissant sur vos facteurs de risque, vous pouvez réduire le risque d’accident.
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