SAUVE QUI STRESSE ! SOLUTIONS AU STRESS CHRONIQUE

Publié le 6 novembre 2025 à 10:45

Qu'est ce que le stress ?

Le stress est une réaction d’adaptation de l’organisme face à une contrainte ou un danger 

Le stress est une réaction naturelle de l’organisme face à une situation perçue comme menaçante, imprévisible ou dépassant nos ressources. Il s’agit d’un mécanisme d’adaptation – pas toujours négatif – qui prépare le corps et l’esprit à agir, fuir ou se protéger. Le stress = une réaction physiologique, émotionnelle et comportementale face à une contrainte, une demande ou un danger réel ou symbolique. On distingue : 

  • Le bon stress (eustress) : stimulant, motivant, pousse à l’action. 
  • Le mauvais stress (distress) : chronique, épuisant, désorganise le corps et le mental.

Le mot « stress » vient du vieux français « estresse » (ou estroit), signifiant étroitesse, oppression, resserrement, dérivé du latin stringere = serrer, tendre, presser. Cela évoque déjà la tension, la pression ou le resserrement intérieur que nous ressentons dans des situations difficiles. Le mot a ensuite été repris en anglais (« stress ») au XVIIe siècle, d’abord pour désigner une pression physique exercée sur un matériau, puis au XXe siècle pour désigner la pression psychologique subie par un être humain (concept popularisé par le médecin Hans Selye en 1936).

Le processus du stress

Déclencheur - Perception - Réaction - Résolution (ou Maintien)

  1. DECLENCHEUR - Un événement, une pensée ou une émotion active la perception du danger (réel ou imaginaire). Exemples : conflit, surcharge, imprévu, peur du jugement, douleur, perte…
  2. PERCEPTION - Le cerveau (principalement l’amygdale) évalue la situation : « Est-ce que c’est dangereux ? » - « Ai-je les ressources pour y faire face ? » Selon la réponse, il envoie un signal d’alerte.
  3. REACTION PHYSIOLOGIQUE - Le système nerveux autonome (sympathique) déclenche : Libération d’adrénaline et de noradrénaline (alerte, vigilance, tension musculaire) - Accélération du rythme cardiaque et de la respiration - Libération de cortisol (hormone du stress prolongé) - Le corps se prépare à fuir ou combattre.
  4. RESOLUTION OU MAINTIEN - Si la situation est résolue → retour à l’équilibre (homéostasie). Si elle persiste → activation chronique du stress → fatigue, anxiété, troubles physiques.

Les Méthodes de Régulation

Respiration, mouvement, expression, recentrage, conscience...

Le stress n’est pas à « supprimer », mais à réguler : retrouver un équilibre adaptatif entre stimulation et détente.

  •  Niveau corporel : Respiration consciente (cohérence cardiaque, respiration 4-7-8) - Mouvement, marche, danse, yoga, étirements - Détente sensorielle (massages, bains, contact avec la nature)
  •  Niveau émotionnel : Reconnaître et accueillir ses émotions - Verbaliser, écrire, exprimer (journal, art, chant) - Réévaluer la situation (changer la perception du danger)
  • Niveau mental : Pratiques méditatives ou de pleine conscience - Priorisation et gestion du temps - Remplacement des pensées anxiogènes par des pensées aidantes
  • Niveau énergétique et spirituel : Respiration tantrique, centrage sur les chakras - Visualisation, prière, connexion au corps et à l’instant présent - Harmonisation du système nerveux et du cœur

Au sujet du STRESS CHRONIQUE

Le stress chronique est une forme de stress prolongé — c’est-à-dire lorsque la tension du corps et de l’esprit ne redescend jamais complètement. Là où le stress ponctuel nous aide à réagir à une situation précise (un danger, un défi, une émotion forte), le stress chronique, lui, s’installe dans la durée, comme un état de survie permanent.

Le stress chronique est un état d’activation continue du système de stress, où le corps et le mental restent en alerte même en l’absence de danger réel. Autrement dit : le cerveau continue de croire qu’il faut « tenir », « résister », « se battre », même quand la situation stressante est terminée. C’est une hyperstimulation du système nerveux (système sympathique) qui empêche le corps de revenir à son équilibre naturel (homéostasie).

Le PROCESSUS est le même :

  1. Un stresseur se présente → peur, conflit, surcharge, insécurité, douleur, etc.
  2. Le corps libère des hormones de stress : adrénaline (urgence) et cortisol (endurance).
  3. Normalement, une fois la situation passée, le corps revient au calme.

Mais en cas de stress chronique : le corps reste en mode défensele cortisol reste élevé trop longtempsles organes et le mental s’épuisent Résultat : l’organisme vit en état d’hypervigilance permanente, ce qui dérègle le sommeil, la digestion, l’immunité, les émotions et la concentration.

Causes, Symptômes, Conséquences

 CAUSES FREQUENTES DE STRESS 

Pression professionnelle ou émotionnelle constante - Conflits familiaux ou relationnels répétés - Sentiment d’insécurité (financière, affective, existentielle) - Perfectionnisme, peur de décevoir, surcontrôle - Traumatisme non résolu (trauma affectif, corporel, émotionnel) - Environnement bruyant, déséquilibré, manque de repos

LES STYMPTOMES DU STRESS CHRONIQUE 

  • PHYSIQUE : Fatigue persistante, tensions musculaires, migraines - Troubles digestifs, du sommeil, perte ou prise de poids - Essoufflement, palpitations, douleurs inexpliquées
  • PSYCHOLOGIQUE :  Anxiété, irritabilité, colère, hypersensibilité - Difficulté de concentration, oubli, agitation mentale - Impression d’être “toujours sous pression”
  • EMOTIONNEL ET ENERGETIQUE : Difficulté à ressentir du plaisir ou du calme - Déconnexion du corps et du ressenti - Perte de motivation, d’élan vital, d’intuition

LES CONSEQUENCES A LONG TERME 

Un stress prolongé épuise le système nerveux et hormonal :  Burn-out, anxiété généralisée, dépression, baisse d’immunité, fatigue chronique, troubles hormonaux, douleurs persistantes, etc. Mais surtout, il altère la relation à soi : on vit en résistance, coupé du corps, du cœur, et du moment présent.

LES SOLUTIONS AU STRESS CHRONIQUE

APAISEMENT, Repos, Reconnexion au corps, au souffle et à soi

L’enjeu n’est pas d’« éliminer » le stress, mais de réapprendre à revenir au calme et à réactiver le système parasympathique (celui du repos, de la digestion, de la régénération).

METHODES CORPORELLES

  • Respiration lente et consciente - Étirements, yoga, marche consciente, relaxation - Massage, bain chaud, contact avec la nature

METHODES EMOTIONNELLES 

  • Expression et libération des émotions refoulées - Thérapies corporelles ou énergétiques (tantrapie, reiki, réflexologie…) - Journal intime, art, écriture libératrice

METHODES MENTALES ET SPIRITUELLES

  • Méditation, visualisation, cohérence cardiaque - Pratiques tantriques ou de centrage des chakras - Reconnexion à soi, à la respiration et au moment présent

Et si tu t’autorisais enfin à ne rien faire ? C’est ici que tout commence. Ce n’est pas juste une relaxation, c’est une initiation à toi-même.  

Le CAPS-5 - Evaluer le trouble de stress post traumatique

entretien clinique structuré, administré par un professionnel de santé formé (psychologue, psychiatre). le gold standard international pour diagnostiquer le PTSD. : Poser ou confirmer un diagnostic de PTSD, Évaluer la sévérité des symptômes, Suivre l’évolution au cours d’une thérapie, Distinguer PTSD vs troubles anxieux /pression. 

Il explore les 20 symptômes du PTSD définis par le DSM-5, répartis en 4 groupes avec des questions précises durant un entretien de 45 a 60 min. Chaque symptôme est coté selon : Fquence et Intensité sur un Score de 0 à 4 par symptôme. Le diagnostic repose sur seuils cliniques, pas sur un score global unique.

Symptômes d’intrusion :

  1. Souvenirs envahissants,
  2. Cauchemars traumatiques,
  3. Flashbacks (reviviscences),
  4. Détresse intense face aux rappels du trauma.

Évitement :

  1. Éviter de penser à l’événement,
  2. Éviter les lieux associés
  3. Eviter les personnes associés
  4. Eviter les situations associées

Altérations cognitives et émotionnelles :

  1. Peur persistante
  2. colère persistante
  3. honte persistante
  4. Sentiment de culpabilité,
  5. Difficulté à ressentir du plaisir,
  6. Vision négative de soi
  7. Vision négative du monde,
  8. émotions négatives persistantes,
  9. amnésie partielle du trauma

Hyperactivation (hyperéveil) :

  1. Hypervigilance,
  2. Réactions de sursaut,
  3. Troubles du sommeil, Irritabilité, colère

SSPT - PTSD - TSPT (Organisation syndromique)

SSPT - PTSD - TSPT (Syndrome de stress post traumatique)

constellation de symptômes structurés et chroniques, déclenchés par un événement traumatique et maintenus par le conflit et les stratégies adaptatives automatiques. Trouble psychique. Le cerveau ne digère pas l'évènement traumatique et reste bloqué en mode danger, même quand la menace n'existe plus. Trauma  menace réelle ou percu pour la vie ou l'intégrité (agression physique, sexuelle, violences, accidents, guerres, attentats, catastrophes naturelles, décès brutal d'un proche, exposition répétée à des évènements traumatiques (secouristes, soignants). Ce n’est pas la gravité objective qui compte, mais l’impact psychique. stress chronique avant ou apres le traumatisme, trouble psychique qui survient après lexposition à un événement traumatique intense (violences, accidents, guerres, catastrophes, deuils, pertes, stress intense....), mettant en danger la vie ou l’intégrité physique ou psychique de la personne ou d’autrui. réaction neuropsychique normale à un événement anormal.

4 ctégories de symptomes cf DSM-5 (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux).

  • 1) Reviviscences (Flashbacks revivre le trauma a nouveau, cauchemarspétitifs, Pensées intrusives persistantes),cauchemars répétitfs, réalistes, émotionnellement intense, parfois identique à l'évènement réel, revivescences nocturnes...
  • 2) Évitement (des lieux, personnes, souvenirs liés au traumatisme, Éviter de parler ou de penser à ce qui s’est passé),
  • 3) Altérations négatives de la cognition et de l’humeur (Sentiments persistants de culpabilité ou de honte, Peur, tristesse, colère, Difficulté à ressentir des émotions positives),
  • 4) Hyperactivation (hyperarousal, Irritabilité, accès de colère, Insomnie, troubles de concentration, Hypervigilance, réactions de sursaut exagérées)
  • Mécanismes psychologiques et neurobiologiques
  • peur intense, hypervigilence (suractivation de l’agmygdale), difficulté a dater les souvenirs, flashbacks (hippocampe), inhibition de l’émotion altérée (difficulté a réfuler stress et peur, cortex préfrontal), déreglment hormonal (cortisol)

Facteurs de risque : Intensité et durée, muliplicité, du traumatisme, Antécédents familiaux de troubles anxieux ou dépressifs, Faible réseau de soutien social,  Chez les soignants ou dans les familles de personnes malades, la répétition de situations difficiles peut produire un SSPT secondaire ou vicariant

Diagnostic : Les symptômes durent plus d’un mois et provoquent une souffrance significative. 

Le cercle vicieux traumatique du PTSD

système auto entretenu, les symptômes deviennent relationnels, identitaires, somatiques et se renforcent mutuellement. un énement traumatique familial est a l’origine d’un conflit de loyauté (protéger l’agresseur, s’en protéger), la tension psychique non résolue fait émerger des symptômes adaptatifs (cauchemars, anxiété, dissociation, évitement). la non intégration du trauma fait persister les symptômes et entrer dans le cercle vicieux du PTSD. Le PTSD, trauma complexe, touche la manière d'être au monde. Les professions du soin cumulent : stress émotionnel, responsabilité vitale, faible reconnaissance, impossibilité de “lâcher”. Les soignants sont sur-exposés aux pathologies liées au stress. percevoir des exigences élevées, avec peu de contrôle, peu de soutien social ou peu de ressources, sur une durée plus ou moins longue.

Fonction des symptômes dans le PTSD : Cauchemars / flashbacks : Ne pas oublier le danger, Évitement pour Empêcher la réactivation, Hypervigilance pour Anticiper une menace, Dissociation pour Se protéger de l’insupportable, Engourdissement émotionnel pour Réduire la douleur, Troubles du sommeil pour Surveillance constante 

SSPT - C (Syndrome de stress post traumatique complexe)

LE C-PTSD ou TSPT complexe, est une forme particulière du traumatisme psychique relationnel chronique vécu dans l’enfance ou dans des contextes de domination. Le trauma s’installe alors comme une météo intérieure durable (état de souffrance psychique profond). Le TSPT complexe, s’inscrit dans le temps et déstructure l’identité. cf. CIM-11 (OMS), Leur du TSPT complexe est la perte de sécurité intérieure, de continuité du soi et de confiance dans le lien humain. C’est un traumatisme de la relation… qui se soigne aussi dans la relation. Ce ne sont pas seulement les actes qui blessent, mais l’absence de refuge, l’impossibilité d’être cru ou protégé.

  • Indices : exposition prolongée ou répétée à des violences, se trouve piégée, sans possibilité de fuite ni de protection. violences sexuelles répétées (inceste, abus prolongés), maltraitance physique ou psychologique chronique, négligence affective grave, emprise, relations toxiques, violences conjugales, captivité, traite, sectes, harcèlement intense et durable.

Symptômes spécifiques du TSPT complexe :

  • Dysrégulation émotionnelle : excès d’intensité, anesthésie, crise, envahissement, honte, vide intérieur, débordement, figement...
  • Image de soi profondément altérée : sentiment d’être “défectueux”, indigne, sale, culpabilité chronique, même sans faute, identité instable, difficulté à se définir
  • Troubles relationnels : peur de l’abandon ou de la fusion, attirance pour des relations violentes ou asymétriques, difficulté à poser des limites, méfiance ou dépendance affective. Le lien est désiré et redouté.
  • dissociation (déconnexion du corps, du présent), troubles psychosomatiques (troubles sexuels, conduites à risque ou auto-destructrices)
  • mémoire traumatique envahissante,
  • hypervigilance permanente.

SSPT Vicariant (Syndrome de stress post traumatique Vicariant)

traumatisme transgérationnel. forme de stress post-traumatique indirect, qui ne vient pas d’un événementcu personnellement, mais de l’exposition au traumatisme d’autrui. ensemble de symptômes proches du SSPT classique, qui apparaissent chez une personne qui n’a pas vécu directement le traumatisme, mais y a éexposée de manière répétée, intense ou empathique (récits, témoignages, accompagnement, observation). Le traumatisme est transmis par le lien, l’écoute ou l’identification. psychologues, psychiatres, soignants, travailleurs sociaux, éducateurs, enseignants, journalistes, proches de victimes, personnes très empathiques exposées à des récits traumatiques sont concernés. Les traumatismes transgénérationnels (hérités psychiquement ou socialement, par descendance) produisent des symptômes similaires à ceux d’un SSPT « classique » : images intrusives (liées auxcits entendus), anxiété, hypervigilance, troubles du sommeil, fatigue émotionnelle, perte de sens, cynisme, modification de la vision du monde (danger, injustice, impuissance)

  • Conséquences sur la santé :Troubles anxieux et dépressifs, Isolement social, Troubles du sommeil, Maladies cardiovasculaires et immunitaires les au stress chronique. comportements auto-agressifs, addictions. le stress chronique est associée à des problèmes de santé mentale (anxiété, dépression, burn-out, troubles du sommeil) et de santé physique (hypertension artérielle, maladies cardiovasculaires, troubles immunitaires, douleurs chroniques) Steptoe & Kivimäki,

Stress permanent chronique (Pathologie)

    Le stress est une réponse biologique de l’organisme à une contrainte. Trois phases : alarme, résistance, épuisement. (Hans Selye).  Syndrome géral d’adaptation, stress professionnel,  Le corps n’a plus de phase de récupération. destructeur si incontrolable, durable et intériorisé - risque élevé quand : on a peu de contrôle, beaucoup de responsabilités, un fort sens du devoir.  quand le stress ne peut ni etre dit partagé ou symbolisé il trouve une issue pour s’exprimer.

    • signes cliniques : douleur trouble compulsif fatigue extreme maladie somatique, activation prolongé de l’axe HHS , (hypothalamo–hypophyso–surrénalien), sécrétion de cortisol, dérèglement et défaillance des systèmes ( cardiovasculaire, immunitaire, métabolique, neurologique...). augmente l’hypertension, affaiblit le systeme immunitaire, risque d’avc, mortali précoce, maladie cardiovasculaire,pression. le stress chronique augmente fortement le risque de maladies graves, accélère le vieillissement biologique, fragilise les systèmes cardiovasculaires.
    • la charge allostatique : le cout cumulatif du stress (de l’adaptation) le corps tient puis paie l’addition, Inscription corporelle des émotions non exprimées.

    Traitements, Prévention et prise en charge (généralités)

    •  : supervision et soutien, mise à distance émotionnelle, espaces de parole, repos psychique, accompagnement psychologique si nécessaire

      :Psychothérapie (Thérapie cognitivo-comportementale (TCC) spécifique au traumatisme, EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), Thérapie d’exposition progressive, Médicaments (Antidépresseurs (ISRS) dans certains cas, Anxiolytiques pour symptômes aigus), Soutien social et familial (Écoute, reconnaissance, espace de parole sécurisant). travail sur le corps et la régulation du système nerveux, reconstruction de l’estime et de l’identité...

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