UN PEU DE JUSTICE !

Publié le 8 janvier 2026 à 15:14

Un peu de justice !

Victime, Coupable et Juge

Dans toute société organisée, la justice repose sur trois fonctions fondamentales : La victime  - Le coupable - Le juge - Sans l’une de ces fonctions, la justice s’effondre.

  • VICTIME (celle qui subit un tord). La victime est la personne qui subit un tort, une violence ou une injustice, sans pouvoir l’empêcher. Dans le sens psychologique : la victime n’est pas seulement celle à qui il est arrivé quelque chose, c’est aussi celle à qui on a retiré la parole, le pouvoir ou la reconnaissance. Dans les systèmes familiaux ou sociaux, la victime est parfois inversée, niée ou rendue responsable du mal qu’elle a subi. Du latin victima : désignait à l’origine l’animal offert en sacrifice utilisé dans les rituels religieux. La victime est celle que l’on immole pour préserver l’ordre du groupe.
  • COUPABLE (celui qui a commis l'acte). Personne à qui l’on impute une faute, une transgression ou un dommage, à tort ou à raison. Dans le sens juridique, c’est celui qui a commis une infraction. Dans le sens psychique et symbolique, c’est celui qui porte la faute. Être désigné coupable, c’est devenir le point de fixation du mal, permettre aux autres de ne pas regarder leur propre responsabilité. Du latin culpabilis, issu de culpa : faute, erreur, manquement. ce qui fait trébucher. celui à qui l’on impute une faute morale ou pénale. La culpabilité renvoie à : l’intention, la conscience de l’acte, la capacité de choisir autrement. Être coupable suppose : discernement, liberté, responsabilité pleine. La culpabilité implique un jugement moral ou juridique.
  • JUGE (celui qui qualifie les faits et tranche). : figure qui sépare, tranche et nomme. Le juge est celui qui : écoute les faits, examine les preuves, applique la loi, rend un jugement. Le juge est la fonction intérieure qui permet : de nommer le réel sans confusion, de distinguer victime et responsable, de mettre fin au chaos moral, de sortir du silence et du brouillard. Le mot juge vient du latin judex : jus = le droit, la loi + dicere = dire, énoncer; Le juge est littéralement “celui qui dit le droit”. À l’origine, juger signifie : dire ce qui est juste, faire apparaître la vérité par la parole
  • SAUVEUR : Le sauveur est celui qui cherche à réparer, protéger ou porter les autres. Il agit par compassion, loyauté ou amour, mais peut se perdre en oubliant ses propres limites. Du latin salvator, issu de salvare : salvus = sain, sauf, intact; sauver = rendre sauf; Le sauveur veut préserver la vie, mais peut se sacrifier lui-même.
  • RESPONSABLE : Le responsable est celui qui doit répondre d’une situation, d’un acte ou d’une omission, qu’il y ait intention ou non. La responsabilité concerne : la fonction, la position, le pouvoir d’agir ou d’empêcher. On peut être responsable : sans être coupable, par négligence, par silence, par non-assistance. Latin respondere = répondre de, s’engager à répondre. On est coupable d’un acte. On est responsable d’une situation.

Le Triangle dramatique (Karpman)

Le triangle de Karpman ou triangle dramatique est un mécanisme relationnel toxique dans lequel les personnes se retrouvent enfermées dans trois rôles qui s’alimentent mutuellement. Concept développé par Stephen Karpman en 1968 Issu de l’analyse transactionnelle (Eric Berne)

Les trois rôles : La Victime (Se sent impuissante, écrasée, incomprise - “Je subis, je ne peux rien faire” Peut être une victime réelle au départ, mais le rôle devient figé), Le Persécuteur (souvent confondu avec “coupable”, Accuse, domine, culpabilise - Peut être agressif ou simplement méprisant, silencieux, menaçant - Il maintient la peur ou la honte) et Le Sauveur (Aide sans être demandé - Protège pour éviter le conflit - Empêche la responsabilisation réelle)

Fonctionnement du triangle - Les rôles tournent : La victime devient persécuteur (“Regarde ce que tu m’as fait”). Le sauveur devient victime (“Je fais tout pour vous et personne ne me remercie”). Le persécuteur se présente comme victime (“On m’attaque injustement”). Le système s’auto-alimente et ne se résout jamais.

Différence fondamentale entre la justice et Triangle de Karpman : Justice : Rôles interchange Résolution, le juge tranche, la responsabilité est nommée, le sauveur devient inutile. Pourquoi ce triangle apparaît : Absence de loi ou de cadre, Secret familial, Trauma non reconnu, Enfants forcés à s’adapter. Le triangle est un système de survie, pas un choix conscient.

Sortir du Triangle

On n’en sort pas en changeant de rôleOn en sort en quittant le triangle. Quitter le triangle de Karpman, ce n’est pas changer de rôle. C’est changer de plan de réalité. On passe du drame à la responsabilité, de la survie à la conscience.

  • Identifier ton rôle dominant (sans te juger) - Pose-toi cette question simple : Est-ce que je subis et je me sens impuissante ? → Victime - Est-ce que je porte, protège, répare pour les autres ? → Sauveur - Est-ce que je accuse, me défends, attaque ? → Persécuteur

Ce qui NE fait PAS sortir du triangle - Beaucoup de gens restent coincés parce qu’ils tentent :  d’être enfin compris par le persécuteur - de faire avouer ou reconnaître - de sauver la famille, le lien, l’histoire - d’expliquer encore et encore. Le triangle adore les discussions sans cadre. Il s’éteint seulement quand le cadre change.

Le mouvement clé : remplacer le triangle par une instance de loi. On quitte le triangle de Karpman quand on cesse de jouer un rôle et qu’on choisit la vérité comme cadre. Quand tu quittes le triangle : certains te diront que tu changes, d’autres tenteront de te faire revenir, tu ressentiras parfois du vide, de la solitude, du doute. Ce n’est pas une erreur. C’est le silence après le drame. Celui où quelque chose de plus juste peut naître.

Quitter chaque le concrètement

  • Sortir du rôle de victime : Cesser d’attendre réparation des personnes qui ont failli - Reprendre le pouvoir de nommer - Dire intérieurement : “Je reconnais ce qui s’est passé, et je n’attends plus qu’on me croie pour exister.” La victime devient sujet.
  • Sortir du rôle de sauveur - Arrêter de porter le silence - Arrêter de protéger le système - Accepter que certains liens ne survivent pas à la vérité - “Je ne sacrifie plus ma vie pour maintenir une illusion.” Le sauveur devient adulte libre.
  • Sortir du rôle de persécuteur (souvent intériorisé) - Cesser de s’accuser - Distinguer responsabilité et culpabilité - poser le fouet intérieur - Phrase clé : “Je ne me condamne plus pour avoir survécu.” Le persécuteur inrieur devient témoin lucide. 

LEGAL (autorisé par la loi)  

EST LEGAL ce qui est conforme à la loi écrite, aux règles établies par un État ou une autorité. Est légal ce qui respecte les règles juridiques en vigueur dans un État à un moment donné. C’est objectif : soit un acte est prévu par la loi, soit il ne l’est pas. la légalité, c’est la lettre de la loi. La légalité est une notion formelle, administrative, institutionnelle. Elle appartient au domaine du droit positif. Le mot légalité vient du latin legalitas, lui-même issu de lex, legis qui signifie la loi, la règle posée, écrite, édictée par l’autorité. (quelque chose peut être légal mais injuste, ou illégal mais moralement légitime). À l’origine, lex ne renvoie pas à une vérité universelle mais à une décision humaine proclamée. La légalité porte donc, dès sa racine, l’idée d’un cadre construit, variable selon les époques, les cultures et les pouvoirs. l’ordre visible, la structure collective, la frontière entre permis et interdit.  la loi extérieure à laquelle l’individu se conforme, parfois au prix d’un conflit avec sa loi intérieure.

  LEGITIME (autorisé par les autres)

EST LEGITIME, ce qui est : juste, reconnu, accepté ou conforme à la loi, à la morale, ou aux règles établies. la légitimité désigne l’acceptation d’une autorité ou d’une norme par ceux qui y sont soumis. du latin “legitimus”, qui signifie “conforme à la loi, légal”, lui-même dérivé de “lex”, le mot latin pour “loi”. conforme à la loi ou au droit. La légitimité est le sentiment d’acceptation ou de justice d’un acte ou d’une autorité, même si ce n’est pas toujours écrit. C’est subjectif ou social : çapend de la perception des personnes. la légitimité, c’est le droit moral ou social à agir. conformité au sens, à l’éthique, à la justice vécue. validité, droit, autorité reconnue, justification.  

 

Astuce pour repérer la légitimité : ça “sonne juste” pour la majorité ou pour ceux concernés, même si ce n’est pas écrit dans la loi. une norme est légitime si elle est juste, morale, respectueuse et acceptée

Exemples d’actes légitimes :

  • Un parent qui protège son enfant → même s’il réprimande sévèrement, c’est reconnu comme juste.
  • Une manifestation pacifique pour les droits humains → même si ce n’est pas explicitement encadré par la loi, elle est socialement légitime.
  • Dire la vérité dans un conflit → agir selon l’éthique ou la morale est légitime.
  • Un lanceur d’alerte (whistleblower) qui révèle des malversations → légalement parfois compliqué, mais moralement et socialement légitime.

Exemples de personnes légitimes :

  • Un juge respecté → son autorité est reconnue parce qu’il est juste et impartial.
  • Un chef de communauté respecté → même s’il n’a pas de titre officiel, il a l’adhésion de son groupe.
  • Une figure morale ou humanitaire (comme Gandhi ou Mandela) → leur action était acceptée et respectée, donc légitime.
  • Un enseignant ou mentor compétent et bienveillant → légitime aux yeux de ses élèves ou disciples.

Normes légitimes (règle ou habitudes acceptées et jugées justes par la majorité ou par un groupe.)

  • Exemple social : dire “bonjour” ou remercier quelqu’un → normé, accepté, juste.
  • Exemple moral : ne pas voler, respecter la parole donnée → accepté moralement.
  • Exemple culturel : partager le repas avec la famille dans certaines sociétés → reconnu et valorisé.

 ILLEGITIME (interdit par les autres)

Clé pour repérer l’illégitimité : Si l’acte ou la personne ne reçoit pas le respect, l’adhésion ou le soutien moral de ceux qu’elle concerne, c’est probablement illégitime. une norme devient illégitime si elle est injuste, oppressive ou contestée moralement, même si la loi ou la tradition la soutient.

Exemples d’actes illégitimes :

  • Un dirigeant qui vole l’argent public → illégal et illégitime.
  • Une loi qui discrimine un groupe → légal si votée, mais souvent considérée illégitime moralement.
  • Exploiter quelqu’un au travail en payant à peine le minimum → légal parfois, mais moralement illégitime.
  • Mentir pour manipuler ou nuire → acte socialement rejeté, donc illégitime.

Exemples de personnes illégitimes :

  • Un chef qui gouverne par la peur ou la violence → légal ou reconnu par un système, mais illégitime aux yeux du peuple.
  • Un professeur ou mentor corrompu → son autorité est bafouée.
  • Un adulte qui abuse d’enfants → jamais légitime, socialement et moralement rejeté.
  • Un politicien élu mais qui trahit ses promesses de manière flagrante → légalement en fonction, mais illégitime dans la confiance qu’on lui accorde.
 

Normes illégitimes (règles imposées mais injustes, souvent contestées ou rejetées moralement.)

  • Exemple social : interdire à un groupe de parler, de voter ou de s’habiller comme il veut → socialement injuste.
  • Exemple moral : obliger quelqu’un à mentir ou à nuire pour “suivre la tradition”.
  • Exemple culturel : coutumes discriminatoires envers certaines castes, sexes ou minorités → légal parfois mais illégitime moralement.
 

GRILLE DE LECTURE

  • LÉGAL + LÉGITIMEconforme à la loi et reconnu comme juste. Ces actes font consensus. Ils tiennent debout sans forcer. Voter lors d’une élection libre, Protéger un enfant en danger, Respecter un contrat équitable
  • LÉGAL mais ILLÉGITIMEautorisé par la loi, mais moralement contesté. Lois discriminatoires (passées ou actuelles). Exploitation économique “légale” mais abusive. Décisions politiques légales mais profondément injustes. La loi est là, mais la conscience grince.
  • ILLÉGAL mais LÉGITIMEinterdit par la loi, mais moralement reconnu. Désobéissance civile (Gandhi, Rosa Parks). Aider quelqu’un en danger malgré une interdiction. Protéger une victime en transgressant une règle injuste. La loi cède, l’éthique avance.
  • ILLÉGAL + ILLÉGITIME ni légal, ni juste. Vol, agression, abus. Corruption, escroquerie. Violence gratuite. Rejeté par la loi et par la société.

A vous !

  • Vos convictions sont elles légitimes ?

Une conviction est une croyance profondément ancrée, un sentiment intérieur de certitude. Elle relève de l’intime, de ce que l’on tient pour vrai au plus profond de soi, qu’il s’agisse de valeurs, de principes, de visions ou de vérités personnelles. C’est une certitude qui guide nos choix, nos attitudes et nos actions. De con (avec, ensemble) et vincere (vaincre) : “vaincre par l’argument”, “réduire par la preuve”. La conviction était d'abord l’action de convaincre quelqu’un, puis est devenue l’état d'être convaincu intérieurement. Conviction : Certitude intérieure, croyance profonde, source Intérieure, convincere → vaincre par l’argument

  • Les conventions sont elles légitimes ?

Une convention est un accord ou une règle établie entre plusieurs personnes, un groupe ou une société. Elle peut être : un contrat, une norme sociale, une habitude collectivement admise, une pratique établie par l’usage. La convention dépend de l’extérieur, d’un cadre social ou d’un accord commun — contrairement à la conviction, qui vient de l’intérieur. de con (avec, ensemble), et venire (venir) - “se rassembler”, “se mettre d’accord”, “venir ensemble vers un même point”. Convention : Règle ou accord socialement établi, source extérieurx, convenire → venir ensemble, s’accorder

La loi peut se tromper. La morale évolue. La légitimité naît du ressenti collectif de justice.

ECRIRE & DESSINER

écrire est initiatique. alchimique. C'est un rituel cathartique, exutoire. Il y a un avant, et un après, l’acte, on devient différent. Une expérience de passage ou l’on quitte l’ancien (moment, lieu, endroit, état d’être, conscience) pour de nouvelles expériences.

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KIT D'URGENCE

une routine pour prendre soin de toi - créer une relation saine avec toi même, Réponds à tes besoins, - Suis tes valeurs & désirs profonds

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Aimer c'est comme nager dans une mer changeante. L’amour, c’est comme la mer. Parmi les vagues, certaines sont agréables et fraiches, certaines te font rire et te soulèvent, d’autres te renversent et t’essoufflent...  entretenir un feu qui risque de s’éteindre. L’amour, c’est comme un feu qu’on entretient. Il faut ramasser du bois, souffler dessus quand il faiblit. Si l’on s’arrête, le feu s’éteint. entretenir un jardin selon les cycles des saisons. L’amour, c’est comme un jardin : parfois, c’est la floraison, parfois l’hiver.  prendre un chemin éclairé. L’amour, c’est comme Une étoile qui te guide sur la route. Si tu es perdu-e en chemin.  bâtir à deux un pont invisible pour se rejoindre par delà le précipice.

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